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Votre enfant fait la fine bouche?

L’enfant difficile à table

Tous les jeunes enfants sont plus ou moins difficiles à l’heure des repas. Ils mangent un aliment une journée et le refusent un autre jour. Ils mangent beaucoup aujourd’hui, mais très peu le lendemain. Ils s’intéressent rarement à tous les aliments présents sur la table : ils n’en choisissent qu’un ou deux et ignorent le reste!

Il importe de savoir que les enfants s’habituent lentement aux aliments inconnus et qu’ils peuvent éprouver le besoin de voir le nouvel aliment, de vous regarder le manger, de le toucher ou de le goûter. Il faut parfois leur proposer un nouvel aliment 15 ou 20 fois (ou même davantage) avant qu’ils n’apprennent à l’aimer. Si vous appliquez les principes du partage des responsabilités lors des repas, au fil du temps, même un enfant prudent et lent à s’ouvrir à de nouveaux aliments affichera des comportements alimentaires moins imprévisibles et sera moins dans l’incertitude devant la nourriture inhabituelle.

Faire la fine bouche, c’est normal; faire des caprices, ça ne l’est pas.

Toutefois, votre enfant fait plus que la fine bouche s’il se met en colère à la vue d’un nouvel aliment, s’il ne mange que quelques aliments d’une liste toujours plus courte d’aliments préférés et s’il craint ne pas pouvoir manger à l’extérieur de la maison. Vous ne pouvez pas forcer votre enfant à manger, mais vous pouvez l’aider à surmonter les émotions négatives à l’égard de la nourriture. Vous pouvez rassurer votre enfant en lui indiquant qu’il n’est pas forcé de manger. Cela lui permettra de développer des attitudes positives à l’égard des aliments et l’incitera à bien se comporter à l’heure des repas. De cette façon, il apprendra progressivement à manger une plus grande variété d’aliments.

Comment réagir devant un enfant difficile à table?

Offrez de bons repas à votre enfant et tenez pour acquis que ses goûts évolueront. Établissez un horaire pour prendre les repas et prévoyez des collations de sorte que votre enfant aura faim au moment des repas, sans être affamé. Prenez les repas en famille et faites de ces moments un plaisir et un privilège, pas une corvée. Pour que le climat soit agréable durant les repas, ne forcez pas votre enfant à manger, de quelque manière que ce soit.

Apprenez à votre enfant à dire « non, merci » plutôt que « beurk! ». Demandez-lui de quitter la table s’il se comporte mal.

Prenez les repas en famille. Associez des aliments inconnus avec des aliments connus, des aliments que l’enfant n’aime pas encore avec des aliments qu’il aime. Ne préparez pas de mets uniquement pour votre enfant et ne lui cuisinez pas de repas différents de ce que le reste de la famille mange.

Présentez un ou deux autres choix d’aliments que votre enfant mange habituellement, comme du pain, des fruits ou du lait. Ne proposez pas de céréales, de beurre d’arachides ou d’autres plats.

Laissez votre enfant choisir des aliments parmi ceux que vous avez mis sur la table, même s’il décide de manger cinq tranches de pain et rien d’autre.

Les erreurs à éviter aux repas

  • Ne pas établir un horaire pour prendre les repas et les collations ou laisser l’enfant manger ou boire (sauf si c’est de l’eau) n’importe quand entre les repas.
  • Parler de ce que l’enfant aime ou n’aime pas manger.
  • Limiter le menu aux aliments que l’enfant accepte volontiers.
  • Mettre de la pression sur l’enfant pour qu’il mange.

L’enfant qui ne mange ni fruits ni légumes

Certains enfants ne mangent pas de légumes, d’autres ne mangent pas de fruits. Et il y en a qui ne mangent ni les uns ni les autres! Si votre enfant refuse les fruits ou les légumes – ou les deux – vous vous ferez sans doute du souci, car vous savez que ces aliments sont importants. Tout d’abord, détendez-vous. Les fruits et les légumes fournissent les mêmes nutriments, de sorte qu’un enfant peut avoir une saine alimentation même s’il ne consomme que des fruits ou que des légumes. Ensuite, renoncez à faire pression. Même si vous le faites « gentiment » – en essayant d’amadouer l’enfant ou en usant de stratagèmes avec lui –, ce n’est pas une bonne façon de procéder. Votre enfant se dira : « Si mes parents font tout ça pour me faire manger, ça ne doit pas être bon. » Enfin, aimez les aliments que vous consommez. Il faudra peut-être des années, mais si vous maintenez un partage des responsabilités, tôt ou tard, votre enfant apprendra à aimer les aliments que vous aimez. Gardez à l’esprit le mot « aimer ». Si vous vous forcez pour manger certains aliments uniquement parce qu’ils sont bons pour vous, votre enfant le saura et n’apprendra pas à les aimer.

Gardez les idées et les stratégies suivantes à l’esprit pour aider votre enfant à apprécier les fruits et les légumes (y compris d’autres aliments non familiers) :

  • Repas de famille : si ce n’est pas déjà fait, réunissez la famille autour de la table et maintenez un partage des responsabilités à table.
  • Observation : votre enfant se familiarise lentement avec les nouveaux aliments : il vous aide à les cuisiner, vous observe les manger, mais n’en mange pas; il les met dans sa bouche, puis les recrache.
  • Interprétation : le comportement observateur de votre enfant est un signe qu’il apprend à aimer les nouveaux aliments, et non qu’il les rejette.
  • Persévérance : la plupart des enfants, et même des adultes, apprennent à aimer un nouvel aliment après y avoir été exposé 15 ou 20 fois, voire plus! La plupart des cuisiniers renoncent cependant à préparer un plat après trois refus.
  • Saveur : atténuez les goûts prononcés de certains aliments en y ajoutant du sel, une matière grasse, de la sauce, de la chapelure, des herbes ou des épices.

Pour plus d’information, consultez le site : ellynsatterinstitute.org (en anglais)